Thème : Pages libres

France d’en haut, France d’en bas

Maurice Rajsfus
01 mar. 2012 256 p., 12 €

L’intelligence du barbare

Maurice Rajsfus
26 jan. 2010 300 p., 15 €

Quand Marx, Engels, Lénine flinguaient les anarchistes

Justhom
01 sep. 2009 120 p., 6 €

À vos ordres ? Jamais plus !

Maurice Rajsfus
26 jan. 2009 260 p., 12 €

Syndicalisme et anarchisme au Brésil

Alexandro Samis
26 jan. 2009 96 p., 8 €

La bande à Bonnot

Benoît Ladarre
01 oct. 2008 96 p., 6 €

Les mercenaires de la République

Maurice Rajsfus
01 mai 2008 168 p., 10 €

Quitter son point de vue

Caroline Granier
26 jan. 2007 118 p., 10 €

France d’en haut, France d’en bas

Maurice Rajsfus 01 mar. 2012 256 p., 12 €
Il n’est pas rare que les dominants, ceux de la France d’en haut, puissent éprouver une joie malsaine lorsqu’ils imposent leur lourde supériorité à ceux qui seraient issus de la France dite d’en bas. C’est dans l’ordre des choses, estiment-ils, car il faut à la tête du pays, ou de l’entreprise, des êtres déterminés sans qui les diverses institutions ne pourraient fonctionner de façon cohérente. Combien de fois a-t-on pu entendre cette fausse vérité première : « L’exercice du pouvoir est solitaire ! » En fait, ceux qui désirent affirmer leur domination n’ont que faire des avis et des conseils. Si les classes considérées comme inférieures pouvaient s’inquiéter de l’organisation de la cité, ce serait le monde à l’envers. Il est vrai que, dans l’esprit étroit des dominants, les décisions ne peuvent appartenir qu’à ceux qui auraient été formés à cette fin. Il n’est que temps d’en finir avec cette fatalité qui transforme les partageux en damnés de la terre. Après A vos ordres ? Jamais plus ! et L’Intelligence du barbare, Maurice Rajsfus nous offre ici le troisième et dernier volet de sa réflexion autour de la domination sociale.

ISBN 9782915514452

L’intelligence du barbare

Maurice Rajsfus 26 jan. 2010 300 p., 15 €
Sommes-nous jamais sortis de la barbarie ? Le Barbare moderne pourrait être comparé à ce mafieux qui a changé de manière mais sans modifier ses habitudes. Le petit prédateur a pris de la hauteur. Il s’est investi en politique. Habitué à traiter avec férocité ceux qui, jadis, se risquaient à résister, notre Barbare contemporain ne peut toujours pas se départir de cette brutalité qui fait partie de sa nature profonde. Attitude nécessaire pour mieux terroriser les faibles d’esprit. Tout naturellement, le Barbare a fait des émules. On les trouve sur tous les chemins de traverse. Ils se manifestent sur le lieu de travail, estimant que l’exploitation rationnelle consentie est bien plus efficace que la simple résignation enseignée par les Églises. Le Barbare est à nos portes. Il ne cesse de nous surveiller. Notre voisin est peut-être l’un de ces mercenaires qui n’a rien à refuser à la police. Avec la multiplication des bénévoles en répression, le Barbare en chef peut estimer avoir de beaux jours devant lui...

ISBN 9782915514384

Quand Marx, Engels, Lénine flinguaient les anarchistes

Justhom 01 sep. 2009 120 p., 6 €

Le titre de cet opuscule est on ne peut plus clair et à sa lecture vous aurez vite compris qu’il est justifié. Ce n’est pas que de l’histoire ancienne. On sait les conséquences pour le mouvement ouvrier et révolutionnaire de cette opposition entre Marx et Bakounine, entre ces deux conceptions du socialisme et ce que cette prédominance du marxisme-léninisme a donné... et que l’on continue de payer encore aujourd’hui ! En lisant cette brochure, qui n’hésite pas à reproduire des passages entiers d’écrits de Marx, Engels ou Lénine afin que l’on puisse juger sur pièces, on aura vite senti que les pratiques totalitaires étaient déjà inscrites dès les premiers pas du marxisme et que les Lénine, Trotsky, Staline, Mao et autres tyrans rouges n’ont fait que les continuer en mille fois pire car ils étaient, eux, au pouvoir !
ISBN 9782915514254

À vos ordres ? Jamais plus !

Maurice Rajsfus 26 jan. 2009 260 p., 12 €
« L’anarchie est la plus haute expression de l’ordre » (Élisée Reclus), mais l’ordre que l’on nous impose est loin d’être de cette nature. L’ordre public, c’est l’ordre brutal mis au service du pouvoir quel qu’il soit. Il faut être cohérent : l’ordre n’est pas réellement au service des citoyens mais sert essentiellement à les encadrer, les surveiller, les contrôler. L’ordre, c’est le bon plaisir du souverain, jadis, de celui qui gouverne, de nos jours. Au-delà, l’ordre ne représente pas uniquement la volonté du prince, comme ses caprices du moment. Une certitude, lorsqu’une société fonctionne en bon ordre, elle perd les moyens de contester, de se soulever même lorsque le poids des interdits devient insupportable.

ISBN 9782915514148

Syndicalisme et anarchisme au Brésil

Alexandro Samis 26 jan. 2009 96 p., 8 €

Dans cet ouvrage, Alexandre Samis replace le mouvement libertaire brésilien dans un contexte économique et social - celui de la fin du XIXe et du début du XXe siècle - qui permit sa naissance et son développement mais il le met aussi en perspective avec d’autres expériences libertaires, entre autre avec celle du mouvement qui se constitue en France à la même époque. Il souligne d’ailleurs, combien l’expérience française des Bourses du Travail et de la CGT de Pelloutier et de Pouget exerça une influence forte sur les organisations ouvrières de classes au Brésil au début du XXe siècle. Comme en France d’ailleurs, l’anarchisme reçoit d’abord une définition négative, synonyme de désordre, mais le terme fut rapidement utilisé par les critiques politiques pour condamner les pouvoirs en place ce qui contribua, dès les années 1835, à faire naître une définition positive de l’anarchisme comme le proposait Pierre-Joseph Proudhon. Mais, c’est de fait la Commune de Paris qui popularisa l’idée d’anarchisme au Brésil. Même si les fouriéristes venus de France qui avaient tenté de créer des phalanstères avaient préparé le terrain à un anarchisme rural symbolisé par la colonie anarchiste de la Cecilia (1890).

ISBN 9782915514247

Mémoires imaginaires de Garnier

La bande à Bonnot

Benoît Ladarre 01 oct. 2008 96 p., 6 €
J’ai écrit ce texte à la demande d’un ami, Nicolas Corato, qui me proposa de participer à un recueil de nouvelles qui présentaient certaines grandes figures criminelles de l’histoire de France. Mes affinités me portèrent très vite à choisir deux personnages haut en couleurs, héros emblématiques de la cause anarchiste : Ravachol et Bonnot. J’avoue avoir pris plus de plaisir à écrire sur Bonnot et sa bande à partir des nombreux textes collectés, et notamment des Mémoires de Garnier, choisissant ce dernier comme narrateur de cette aventure extraordinaire qui défraya la chronique à la veille de la première guerre mondiale. Je suis parti d’extraits de ses mémoires que j’ai complétées en prenant la liberté de les modifier pour les fondre dans une écriture inspirée du parler apache de l’époque. Ma jubilation tint en grande partie au travail que je consacrais à imaginer cette langue riche et croustillante, n’ayant d’autres outils que deux dictionnaires d’argot.

ISBN 9782915514155

Les mercenaires de la République

Maurice Rajsfus 01 mai 2008 168 p., 10 €

L’ouvrage de Maurice Rajsfus a pour qualité essentielle de dresser, à partir de ses activités répressives quotidiennes, le portrait type du policier français. Pour faire respecter l’ordre, ce dernier se doit avant tout d’être craint. Donc, d’être violent et d’employer un langage vulgaire. Son cousin germain, le gendarme mobile, a sa propre méthode pour faire peur à ses cibles potentielles : il se déguise en Robocop. Véritable Père Fouettard de l’ère moderne, pauvre vestige du fantasme d’un guerrier viril et dégagé de tout sentiment humain, il n’existe que pour punir. Bien à l’aise dans leur rôle répressif, les policiers et leurs aides ont dans le collimateur tous les individus qui croient à la liberté d’expression et à elle de circuler librement, bref d’exister. Et malheureusement, dans beaucoup d’autres cas, le simple droit de survivre, pour les exclus que sont les sans-papiers, les SDF, les chômeurs et autres précaires. Face à ces agents du désordre, les policiers ne respectent qu’un seul principe, le leur : celui du plus fort. Le policier n’a pas d’amis. Pour lui, le civil est forcément suspect, aurait pu écrire Marguerite Duras…
ISBN 9782915514179

Quelques utopies anarchistes d’il y a un siècle

Quitter son point de vue

Caroline Granier 26 jan. 2007 118 p., 10 €

Au XIXe siècle les utopies, longtemps conçues comme l’élaboration ludique d’un ailleurs sans interférence avec la société, se trouvent engagées dans le monde, prenant une valeur programmatique. L’utopie anarchiste reste fidèle à l’esprit de Thomas More en instaurant une pensée paradoxale.

ISBN 9782915514087